Nouvelle allégorique ou Histoire des derniers troubles arrivés au royaume d'éloquence

Type

Littérature générale

Date

1659

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Auteur

Antoine Furetière (1619 - 1688)

L'auteur de ce livre, Antoine Furetière, était très actif concernant le développement de la langue française. Étant très impatient de la publication du Dictionnaire de l'Académie française, il décide de commencer l'écriture de son propre dictionnaire dès le début des années 1650. La première édition de son dictionnaire sera en 1690 (posthume).

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À propos

Ce livre était sans doute très important pour son ancien propriétaire. En effet, celui-ci a décidé de mettre en garde la personne qui pourrait trouver ce livre s'il décide de ne pas le retourner : 


«Ce livre appartient à Donset de Ste ??? Celui qui l'atrouvera il aura la bonté de me le rendre. Si me le rend pas, le Diable l’emportera sur une branche...» 


Selon le groupe de recherches interdisciplinaires sur l'histoire du littéraire :

«La Nouvelle allégorique raconte la guerre que se livrent deux royaumes : la princesse Rhétorique, souveraine du royaume d'éloquence, combat Galimatias, prince du pays de Pédanterie. 


Une bonne moitié de la Nouvelle est consacrée au récit de l'enrôlement des troupes dans chaque camp, ce qui permet au lecteur de découvrir les forces en présence. Du côté de Galimatias, on va trouver par exemple « les équivoques », « les allusions », les « hyperboles », commandées par différents auteurs du temps, Montmort, Nervèze et bien d'autres encore. 


La reine Rhétorique, conseillée par son principal ministre « Bon sens », fait appel à ses propres troupes : elle enrôle elle aussi des auteurs, tel Corneille, le chef des « cantons dramatiques », Madeleine de Scudéry, qui règne sur la « Pays de Tendre », Voiture et Sarazin, de la « région des vers galands ». 


La cavalerie vient du « Royaume Poëtique », et parmi les officiers de la reine, on trouve les rondeaux, les énigmes et les triolets. Après une bataille haute en couleur qui voit la victoire des forces de la reine, Galimatias parvient à reconstituer ses forces et à menacer de nouveau le camp de Rhétorique, miné par des dissensions. 


L'affaire se termine par un traité de paix, qui délimite précisément le territoire revenant à chacun des souverains, et qui définit leurs prérogatives.»